Dimanche 10 février 2008
avant de commencer la cure, le médecin prescrit un scanner.
après 7 jours de corticoïdes, les ganglions les plus visibles ont pratiquemment disparu, Aymeric semble bien réagir au traitement, c'est pour s'en assurer que l'examen est demandé.
le résultat est au delà des espérances, même les médecins n'en reviennent pas, la masse tumorale de 2 kg ( et oui !!) au départ a réduit de 74 %.
nous commençons donc cette première cure de chimio très confiant.
et pour se donner du courage, Aymeric rentre à la maison le week-end .
avant le début de la cure, un protecteur cardiaque, un protecteur pour l'estomac et un produit pour lui éviter nausées et autres vomissements passent dans les veines de notre fils via le KT.
tout à coup angoisse !!!!
je ne sais pas comment mais je sais pourquoi !!!!!
la vie de notre fils repose sur ces produits aux couleurs improbables : la chimio !!!
la bataille a commencé et je m'aperçoit que je n'ai pas beaucoup d'arme pour soutenir Aymeric. moi la maman poule, il va me falloir m'en remettre aux autres, attendre tout des autres, eux seuls savent comment sauver la chair de ma chair.... je mesure toute mon impuissance !!!!!
ce sentiment d'impuissance ne me quitera plus, tous le long du traitement je devrait y faire face avec plus ou moins de succès il faut bien l'avouer !!!!!
Thierry ne vit pas les évènements comme moi, il a repris le travail assez vite et cela lui permet de prendre du recul, mais pour le coup je suis seule face à mes angoisses et mes colères !!!
le premier mois de cure se déroulera uniquement à l'hopital, les médecins ne veulent prendre aucun risque, d'autant que les effets indésirables de la chimio sont très fluctuant d'un patient à l'autre.
au moins 1 mois d'hospitalisation nous attends donc, il va falloir s'y habituer et prendre ces marques.
Aymeric n'est pas trop malade avec la chimio, je m'attendais à bien pire, mais pour les premières c'est souvent le cas.
ma vie est rythmée par mes journées à l'hopital.
j'ai besoin d'être à côté d'Aymeric, certains soirs, c'est la mort dans l'âme que je quitte le service.
j'ai peur de ne pas être là si il a besoin de moi, je souffre tellement de mon impuissance que je lui doit bien d'être présente.
la seule exigence qu'il a formulé est que je soit là à son réveil, pas trop dur, de toute façon, mes nuits ressemblent plus à un champs miné.
dès que je ferme les yeux, j'entends sonner les pompes auxquelles il est relié en permanence et mes nuits sont peuplées de cauchemards..
mes journées auprès de lui apaisent mes craintes et mes angoisses et dans le service les " copines " me soutiennent.........
après 7 jours de corticoïdes, les ganglions les plus visibles ont pratiquemment disparu, Aymeric semble bien réagir au traitement, c'est pour s'en assurer que l'examen est demandé.
le résultat est au delà des espérances, même les médecins n'en reviennent pas, la masse tumorale de 2 kg ( et oui !!) au départ a réduit de 74 %.
nous commençons donc cette première cure de chimio très confiant.
et pour se donner du courage, Aymeric rentre à la maison le week-end .
avant le début de la cure, un protecteur cardiaque, un protecteur pour l'estomac et un produit pour lui éviter nausées et autres vomissements passent dans les veines de notre fils via le KT.
tout à coup angoisse !!!!
je ne sais pas comment mais je sais pourquoi !!!!!
la vie de notre fils repose sur ces produits aux couleurs improbables : la chimio !!!
la bataille a commencé et je m'aperçoit que je n'ai pas beaucoup d'arme pour soutenir Aymeric. moi la maman poule, il va me falloir m'en remettre aux autres, attendre tout des autres, eux seuls savent comment sauver la chair de ma chair.... je mesure toute mon impuissance !!!!!
ce sentiment d'impuissance ne me quitera plus, tous le long du traitement je devrait y faire face avec plus ou moins de succès il faut bien l'avouer !!!!!
Thierry ne vit pas les évènements comme moi, il a repris le travail assez vite et cela lui permet de prendre du recul, mais pour le coup je suis seule face à mes angoisses et mes colères !!!
le premier mois de cure se déroulera uniquement à l'hopital, les médecins ne veulent prendre aucun risque, d'autant que les effets indésirables de la chimio sont très fluctuant d'un patient à l'autre.
au moins 1 mois d'hospitalisation nous attends donc, il va falloir s'y habituer et prendre ces marques.
Aymeric n'est pas trop malade avec la chimio, je m'attendais à bien pire, mais pour les premières c'est souvent le cas.
ma vie est rythmée par mes journées à l'hopital.
j'ai besoin d'être à côté d'Aymeric, certains soirs, c'est la mort dans l'âme que je quitte le service.
j'ai peur de ne pas être là si il a besoin de moi, je souffre tellement de mon impuissance que je lui doit bien d'être présente.
la seule exigence qu'il a formulé est que je soit là à son réveil, pas trop dur, de toute façon, mes nuits ressemblent plus à un champs miné.
dès que je ferme les yeux, j'entends sonner les pompes auxquelles il est relié en permanence et mes nuits sont peuplées de cauchemards..
mes journées auprès de lui apaisent mes craintes et mes angoisses et dans le service les " copines " me soutiennent.........